dimanche, juin 01, 2008

Séisme dans les armées

Frédéric Pons, le 30-05-2008

Réduction des effectifs et des moyens, dissolutions ou déménagements d’unités : Sarkozy lance la réforme de notre outil militaire.Le compte à rebours du grand chantier de réforme voulu par Nicolas Sarkozy est lancé. La semaine dernière, les commissions de la Défense de l’Assemblée nationale et du Sénat ont passé au crible le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Arrivée avec deux mois de retard sur le calendrier initial,cette maquette de 200 pages sera ensuite remise à l’Élysée pour sa mise au point définitive et sa publication,en juin.Ce n’est qu’ensuite que la Défense et Bercy pourront passer aux travaux pratiques : la rédaction de la loi de programmation militaire 2009-2013. « Ce sera l’heure de vérité, dit-on dans les états-majors.On saura alors ce qui reste des constructions stratégiques du livre blanc et des promesses de ne pas baisser la garde. »
L’intense activité de lobbying qui accompagne le livre blanc et la RGPP (Révision générale des politiques publiques) ne va pas cesser.Les militaires et la soixantaine de villes concernées par les restructurations (dissolutions,déménagements) vivent dans l’incertitude.«Plus l’attente dure, plus les rumeurs galopent », confie un général cinq étoiles, au coeur du processus de réforme. Hervé Morin voudrait éviter tout retard dans l’agenda, malgré la révision de la Constitution, programmée début juillet.« Il faudrait tout annoncer avant la fin juillet pour pouvoir lancer la réforme en 2009 et ne pas perdre une année », poursuit ce général.

Suite : http://www.valeursactuelles.com/public/valeurs-actuelles/html/fr/articles.php?article_id=2633


Source : ValeursActuelles.com

dimanche, avril 20, 2008

Anéantir notre Défense nationale et notre démocratie républicaine

Fait sans précédent dans l'histoire de toutes les Républiques, les six fédérations syndicales représentant le personnel civil de la Défense viennent d'adresser une lettre-ouverte à Nicolas Sarkozy président de la République, chef des Armées.
Dans ce document aux accents historiques, les six syndicats commencent par souligner qu'« un tiers des effectifs de personnels civils serait supprimé avec le triptyque RGPP (révision générale des politiques publiques), Livre Blanc (sur la fonction publique) et loi de programmation militaire ». Ils soulignent que les personnels civils du ministère de la Défense ont « déjà payé un lourd tribut aux restructurations permanentes, avec une réduction des effectifs de 50% en une quinzaine d'années ».
Puis les personnels de la Défense lancent une solennelle mise en garde à destination de l'ensemble des Français : « Les orientations et les choix qui se dessinent et qui pourraient être annoncés aux personnels et à l'opinion publique le 19 juin, aboutiraient à anéantir les capacités industrielles et de soutien d'une Défense Nationale qui n'en serait plus une ».
Plus terrible encore, les six syndicats expliquent que « la réforme de la carte militaire va contraindre la France à passer d'une démocratie républicaine possédant des valeurs fortes avec des fonctions régaliennes à un Etat dépendant trop souvent des lobbies industriels dont les secteurs sensibles peuvent passer sous dominance étrangère par le biais de fusions capitalistiques non maîtrisées ».« Nous vous demandons solennellement, Monsieur le président de la République, de ne pas approuver de telles orientations et options destructrices de l'outil de défense de la France, aux conséquences sociales et économiques lourdes pour les salariés et les collectivités territoriales ».
COMMENTAIRE Cette déclaration publique et solennelle est un fait historique. Pour la première fois dans l'Histoire, les personnels civils de la Défense (soutenus secrètement par un très grand nombre de personnels militaires mais qui sont dépourvus du droit syndical) prennent à témoin l'opinion publique pour expliquer que le président de la République est en train d' « anéantir notre Défense nationale » et notre « démocratie républicaine » pour les remplacer par un « Etat dépendant de lobbies industriels sous dominance étrangère ». Si les mots ont un sens, cela signifie que les personnels du ministère de la Défense accusent tout bonnement, entre les lignes, le chef de l'Etat de se rendre coupable de haute trahison au profit d'intérêts étrangers.
Reproduction autorisée en citant la source : Union Populaire Républicaineet le lien cliquable : http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=39

Les bases militaires américaines dans le monde

De la lecture...

vendredi, avril 18, 2008

Fun Radio

Ce site vous présente chaque semaine une synthèse d'informations réalisée à partir de l'écoute de la radiodiffusion internationale.
Les informations sélectionnées traitent notamment de l'activité des services de renseignement à travers le monde, de terrorisme, de commerce d'armement et d'intelligence économique.

http://isaintel.club.fr/index.php

les rapports sont ici :

http://www.cf2r.org/images/stories/renseignor/renseignor-515.pdf
http://www.cf2r.org/images/stories/renseignor/renseignor-514.pdf

dimanche, mars 30, 2008

Nicolas Sarkozy to bolster force in Afghanistan with 1,000 extra troops

President Sarkozy of France will tell Gordon Brown next week that France plans to send an extra 1,000 soldiers to Afghanistan to bolster the battle against the Taleban. Senior ministers have told The Times that Mr Sarkozy wants to underline his commitment to the alliance during his state visit to Britain.
The Ministry of Defence has made a working assumption that President Sarkozy will announce a deployment of “slightly more than 1,000 troops to the eastern region”, one said.
The deployment would deliver a significant fillip to the military operation in Afghanistan, ensuring that other countries such as Canada remain engaged. It would also provide concrete evidence that France was keen to forge a new relationship with Nato.
Mr Sarkozy, who begins a two-day state visit to London on Wednesday, is expected to brief Mr Brown fully on his plans during his trip. The formal announcement of the deployment may not be made until the Nato summit in Bucharest, the Romanian capital, at the start of next month.
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Tchad-Soudan: le sergent Polin a été tué de sang froid et à bout portant

Les circonstances de la mort du sergent (1) Gilles Polin, le lundi 3 mars, lors d'un incident frontalier avec le Soudan, se précisent peu à peu. Voici les nouveaux éléments que nous avons recueillis.
"La P4 (véhicule militaire léger) a été arrêtée sur une piste par trois hommes qui sortaient des fourrés. Ils ne portaient pas d'uniformes reconnaissables. Ils étaient très près de la P4 et, au moment où Polin mettait le pied à terre pour descendre du véhicule, l'un d'eux a ouvert le feu à bout portant." Le sergent a alors reçu une balle au flanc et l'adjudant qui l'accompagnait a été blessé légérement par d'autres tirs.
Selon les évaluations de l'état-major à Paris, ces hommes n'étaient pas des coupeurs de route, mais appartenaient à une "force organisée". Une estimation fondée sur leur réaction à l'arrivée des autres éléments du COS. Ils ont réagi "avec des moyens de combat lourds (mortiers) qui ne correspondent pas à ce que l'on trouve chez les coupeurs de route". Ces éléments semblent désigner l'armée soudanaise.
De retour de sa mission d'enquête au Tchad, le général (air) Patrick Paimbault, inspecteur des forces en opération, a remis au chef d'état-major des armées ses conclusions sur les circonstances de cet incident frontalier. "Il a confirmé l'erreur dans le positionnement géographique", qui a conduit l'équipe des forces spéciales à franchir la frontière, indique Laurent Teisseire, porte-parole du ministère de la défense. "Il n'y a pas eu de fautes, mais une succession d'erreurs" ajoute-t-on à l'état-major. En tout cas, "pas d'actions conduites en contradiction avec les ordres reçus."
Lors d'une conférence de presse tenue le 19 mars, le général irlandais Patrick Nash - patron de l'Eufor et à ce titre des forces spéciales françaises engagées dans l'opération - avait provoqué la surprise en affirmant que les militaires de l'Eufor ne devaient pas s'approcher à moins de cinq kilomètres de la frontière avec le Soudan. Selon nos informations, cette règle d'engagement n'a jamais existé, même si "on ne dévoile pas toutes les règles d'engagement", comme le reconnait un officier français. Pour Paris, la présence, "naturelle et légitime", des forces spéciales dans ce secteur s'intégrait dans "leur rôle d'éclairage initial de terrain".
(1) Nommé adjudant à titre posthume.

Russie : la classe !

samedi, décembre 29, 2007

La patrouille perdue

La thématique de la « patrouille perdue » est un trait commun de la narration héroïque des guerres. Elle est même récurrente dans le cinéma hollywoodien dès ses origines. En 1929, le roman de Philip MacDonald, Patrol1 , consacré à ses souvenirs mésopotamiens de la Première Guerre mondiale est adapté pour Walter Summers. Mais The lost Patrol ne connut le succès qu’avec la version réalisée en 1934 par John Ford. En France, la « patrouille perdue » alimente plutôt la littérature légionnaire et sa mythologie désertique2 . Dès 1942, le général René-André Gérin l’utilise dans un article de la Revue de l’Armée Française pour mettre en scène les aventures méharistes du capitaine Henry Lanney de Courten3. Soixante ans plus tard, l’ancien Premier ministre Pierre Messmer intitule ainsi une suite de nouvelles autobiographiques4. Le titre est tiré du récit de l’évacuation de la place de Bir Hakeim, au cours de laquelle le capitaine Messmer, commandant une compagnie de la 13 e demi-brigade de Légion étrangère, perdit la patrouille de l’adjudant-chef Radomir Pavitchevitch ; retrouvée cinq jours plus tard, elle ramenait une colonne de prisonniers allemands.
La presse parisienne s’est appropriée la thématique de la « patrouille perdue » en novembre 1990. Mais le ton était moins à l’épopée. Le 2 novembre, alors que des rumeurs commençaient à circuler quant à un engagement mortel entre des éléments français de la division Daguet et des forces irakiennes, le ministère de la Défense avait publié un étonnant communiqué. De Paris, le commandant du Service d’information et de relations publiques des armées (SIRPA), le général de brigade Raymond Germanos, annonçait en substance que trois militaires, un officier et deux sous-officiers, en mission de reconnaissance aux abords de la frontière irako-saoudienne, avaient été surpris et capturés par une patrouille irakienne avant d’être conduits à Bagdad et remis, par les autorités irakiennes, au chargé d’affaires de l’ambassade française, qui avait obtenu les conditions de leur rapatriement en France. D’Hafr al-Batin, où il était stationné, le commandant de la 6 e division légère blindée (DBL), le général de brigade Jean-Charles Mouscardès confirmait les faits qui s’étaient produits le 29 octobre. L’unité à laquelle les trois hommes appartenaient n’était pas révélée. Mais il était clair qu’ils appartenaient à un de ces éléments dits de « liaison » , opérant au profit exclusif du commandement à Riyad, dont la présence en Arabie saoudite était volontairement tenue secrète. Ce qui n’empêchait pas Jacques Isnard, dans Le Monde du 4 novembre 1990, de les identifier avec suffisamment de précision :
« Il s’agit d'une quarantaine d’hommes du 13 e régiment de dragons parachutistes (basé habituellement à Dieuze, en Moselle) et d’une dizaine d’hommes du 1 er régiment parachutiste d’infanterie de marine (stationné normalement à Bayonne, dans les Pyrénées-Atlantiques). Ces hommes, qui sont des cadres de métier ou des engagés, sont spécialisés dans le renseignement et l’action en profondeur, c’est-à-dire le plus au contact possible du dispositif adverse ».
Le 14 novembre, l’enquête de commandement, diligentée par le ministre de la Défense, Jean-Pierre Chevènement, ne tarda pas à confirmer les hypothèses journalistiques. Un capitaine, un sergent-chef et un sergent du 13 e régiment de dragons parachutistes (RDP) étaient bien rentrés de Bagdad le 4 novembre. « Quelques erreurs ont été commises », lâchait huit jours tard Jean-Pierre Chevènement sur Europe 1.


Suite : http://www.cf2r.org/fr/article/article-La-patrouille-perdue-5-9.php

Pourquoi les américains ont plié devant les iraniens ?

Alain Rodier
Le lundi 3 décembre, la Direction nationale du renseignement, qui centralise et synthétise les informations fournies par l’ensemble des agences de renseignement américaines, a rendu public un rapport (National Intelligence Estimate/NIE) estimant que l’Iran a arrêté son programme nucléaire militaire depuis fin 2003 en raison des pressions internationales. Néanmoins, ce rapport considère que si l’effort militaire iranien était relancé mi 2007, Téhéran pourrait théoriquement produire des armes nucléaires à partir des années 2010-2015.
Il s’agit là d’une volte-face radicale. Le précédent rapport sur le nucléaire iranien, rendu public en 2005, mettait en avant la détermination de Téhéran de se doter de l’arme nucléaire. C’est sur ce document que s’appuyait le président Bush pour réclamer plus de sanctions et envisager l’emploi de la force pour faire cesser le programme nucléaire iranien.
Téhéran ne s’y est pas trompé et s’est officiellement réjoui du contenu du dernier NIE qui éloigne la perspective d’une attaque préventive menée par les forces américaines.
Erreur ou manœuvre du renseignement américain ?
La publication de ce rapport conduit à formuler plusieurs hypothèses.

Suite : http://www.cf2r.org/fr/article/article-Pourquoi-les-americains-ont-plie-devant-les-iraniens-3-111.php

Retex Afghanistan: bilan mitigé pour les forces spéciales françaises

Le bilan officiel de leur action est strictement classifié, mais plusieurs éléments peuvent être pointés.
1) Les conditions de leur retrait, d'abord. Elles n'ont jamais été expliquées d'un point de vue militaire. L'état-major des armées le souhaitait depuis plus d'un an et les choses ont trainées, essentiellement pour ne pas trop mécontenter les Américains. Le COS a perdu sept hommes. Pour quel résultat ? S'il était aussi important de tenir le secteur de Spin Boldak, l'une des portes d'entrée depuis le Pakistan, pourquoi l'avoir abandonné à la mi-2006 ?
2) Les conditions d'emploi. Le COS a été employé pour des missions d'infanterie légère, comparable aux commandos de chasse de la guerre d'Algérie. Ce ne sont pas véritablement des opérations spéciales, plus ponctuelles. Le détachement Arès devait tenir un secteur géographique. Il n'a pas participé à des opérations communes avec les Américains et leurs alliés - tous parfaitement anglophones, ce qui n'est évidemment pas le cas des unités françaises. En revanche, il était placé sous le commandement des Américains et devaient faire appel à leurs hélicoptères, faute de voilures tournantes françaises.
3) Cette mission d'infanterie légère a mis en lumière des manques dans la formation des unités de COS. Seul le 1er RPIMa est essentiellement formé de fantassins. Ce n'est ni le cas du 13 ème RDP, ni des commandos marine, ni des commandos de l'air - qui ne sont pas à proprement parler des fantassins. Depuis leur retour, les forces spéciales, en particulier celles de l'armée de terre (BFST), ont modifié leur entrainement, avec par exemple des exercices communs avec des régiments d'infanterie, comme le 1er Tirailleurs.
4) Depuis leur départ, des unités non rattachées au COS effectuent des missions d'encadrement de l'armée nationale afghane, dans le cadre des OMLT (Operationnal Mentoring Liaison Team). Ces missions sont, en théorie, celles d'unités spéciales. Le 13 ème BCA ou la brigade logistique semblent parfaitement faire l'affaire...
5) La communication a été désastreuse. Aucune information officielle, mais des photos vendues au prix fort - par des membres du détachement eux-même - à Paris-Match ou à VSD. Sur l'une d'entre elle, on voyait même le chef d'état-major des armées en visite au camp de Spin Boldak...

Belle prise

Manche : La marine surprend un navire chargé de patrouilleurs lance-missiles
http://www.meretmarine.com/diaporama.cfm?id=106461&page=1
Les services du renseignement maritime ont réalisé une « belle pêche », tout récemment, au large de Cherbourg. Profitant de l'intense trafic commercial de la Manche, le Eide Transporter, chargé d'une cargaison très spéciale, tentait de passer inaperçu pour rejoindre l'Atlantique. De loin, ce bateau pouvait être aisément confondu avec un roulier mais il s'agissait, en réalité, d'un navire semi-submersible. Alors qu'il se trouvait à une quinzaine de nautiques des côtes du Cotentin, la Marine nationale a dépêché un hélicoptère Dauphin pour le survoler et se rendre compte, sur place, de la nature de sa cargaison. Le Eide Transporter abritait, en fait, deux patrouilleurs lance-missiles de fabrication russe, destinés au Vietnam. Du type Tarantul V, ces unités de 56 mètres et 500 tonnes sont, notamment, armées de 16 missiles antinavires SSN-X-25. « Cette opération montre le rôle important joué quotidiennement par les acteurs de l'organisation du renseignement maritime, notamment les structures opérationnelles, comme le COM Cherbourg, la chaîne sémaphorique et le centre de renseignement de la marine et, au travers de la coopération inter-administrations, les CROSS », souligne la Marine nationale. Cette dernière estime que la découverte de l'Eide Transporter « souligne que le trafic commercial maritime peut être d'un intérêt militaire direct, à l'exemple du transport de matériel de guerre, y compris en limite de nos eaux territoriales ».

vendredi, décembre 28, 2007

Pour vos voeux !

Original !

Selon un psychiatre militaire, "l'idéal de secourir a remplacé l'idéal de combattre"

Lors du colloque organisé lundi par Inflexions, la revue intellectuelle de l'armée de terre, le médecin chef Patrick Clervoy a prononcé une intervention très remarquée, basée sur son expérience de psychiatre et plus spécifiquement de référent du Service de santé des armées en matière de soutien psychologique des forces.
"L'idéal de secourir a remplacé l'idéal de combattre", explique-t-il. "Devant la menace ou la nécessité d'une intervention armée, des militaires me disent: "je ne me suis pas engagé pour cela. L'engagement est présenté comme avant tout humanitaire, qui exclut la notiond 'usagage agressif des armes. Voici des verbes puisés dans le discours humanitaire: défendre, servir, secourir, aider, assister, soulager, protéger, approvisionner, transporter, bâtir, restaurer". Le médecin-chef note "l'absence de verbes relatifs à une action spécificiquement martiale, c'est-à-dire concernant un ennemi désigné qu'il faudrait combattre, détruire, anéantir, percer, écraser, vaincre". Une rupture se produit lorsque le soldat qui a adopté une posture humanitaire se trouve projeté dans une actiond e combat. Leur engagement n'est pas soutenu par un discours de combat".
"Quel discours porte aujourd'hui l'institution militaire dans les médias, quelles sont les images privilégiées dans les reportages ?" s'interroge l'officier psychiatre qui constate "l'évitement des spectacles sanglants". "Le terme verbal défendre n'est-il pas devenu l'euphémisme de celui de combattre. Il y avait autrefois un ministère de la Guerre, devenu ministère des armées, puis aujourd'hui celui de la défense. Ne faudrait-il pas remartialiser notre vocable en parlant de ministère des forces armées? " demande le médecin.
Nous reviendrons sur d'autres thèmes de cette intervention très riche. Patrick Clervoy vient de publier "le syndrome de Lazare, traumatisme psychique et destinée" chez Albin Michel.
Le colloque d'Inflexions, que j'ai eu le plaisir de "modérer", a réuni de nombreuses personnalités du monde intellectuel comme l'historien jean-Noël Jeanneney, l'anthropologue Véronique Nahum-Grappe, le sociologue Michel Maffesoli, le chroniqueur Alain-Gérard Slama, le romancier François Sureau ou le président du Comité consultatif national d'éthique Didier Sicard.

jeudi, septembre 13, 2007

Moscou a testé une bombe à effet de souffle, "la plus puissante du monde"


a Russie a testé, mardi 11 septembre, une bombe thermobarique, ou bombe à effet de souffle, surnommée "le père de toutes les bombes". La nouvelle bombe a été présentée par l'adjoint au chef d'état-major général des forces armées russes, Alexandre Roukchine, comme "la plus puissante du monde", "comparable en terme d'efficacité à une charge nucléaire". Utilisant les nanotechnologies et contenant sept tonnes d'explosif, elle aurait la puissance de 44 tonnes de TNT.

Le développement des bombes à effet de souffle remonte à la guerre du Vietnam, lorsque l'armée américaine a mis au point un projectile baptisé "coupeuse de marguerites" (Daisy Cutter) parce que destinée à la déforestation. Ces munitions explosent en deux temps. La bombe russe libére tout d'abord un nuage de combustible de 300 mètres de rayon qui se mélange à l'oxygène ambiant. Puis une seconde explosion enflamme le nuage, faisant le vide dans toute la zone d'explosion et brûlant tout ce qui s'y trouve.
"FAIRE FACE AU TERRORISME"
Selon Alexandre Roukchine, cette arme ne contamine pas l'environnement. Moscou affirme que la puissance de cette arme dépasserait substantiellement celle de la nouvelle bombe à effet de souffle américaine, la MOAB ("Massive Ordnance Air Blast Bomb", bombe de destruction massive par souffle) testée pour la première fois en 2003 par les Américains. La température au foyer d'explosion qu'elle crée serait deux fois plus élevée.
"La nouvelle munition nous permettra de garantir la sécurité de l'Etat et de faire dans le même temps face au terrorisme international, en toute circonstance et en tout lieu", a indiqué Alexandre Roukchine. Moscou a souligné que cette invention militaire ne va à l'encontre d'aucun traité international et que la Russie ne lance aucune course aux armements.

dimanche, juin 17, 2007

La bombe «gay»: quand le Pentagone pensait utiliser la puissance de l’amour

Le laboratoire Wright de l’armée de l’air à Dayton (Ohio, nord) réclamait 7,5 millions de dollars pour développer cette bombe contenant un produit chimique au puissant effet aphrodisiaque qui entraînerait «un comportement homosexuel» censé affecter «le moral et la discipline des unités ennemies».

Le document, déniché en décembre 2004 par le Sunshine Project, une association basée au Texas et en Allemagne qui milite contre les armes biologiques, agite depuis quelques jours la blogosphère et des médias américains.

Le Pentagone a confirmé l’existence de cette proposition mais en a minimisé la portée. «Le ministère de la Défense n’a jamais +creusé+ un tel concept (…) et aucun financement n’a été fourni par le Pentagone», a affirmé un porte-parole militaire, le lieutenant-colonel Brian Maka.

Il rappelle que l’idée faisait partie d’une série de propositions sur des armes non-mortelles, dont un produit chimique rendant les ennemis très sensibles à la lumière du soleil ou un autre rendant des abeilles agressives et les poussant à attaquer des humains.

Edward Hammond, du Sunshine Project, conteste toutefois les affirmations du Pentagone. «La proposition n’a pas été rejetée sur le champ. Elle a été examinée par la suite», a-t-il écrit sur le site internet de l’association.

Il affirme ainsi que l’idée a été insérée en 2000 dans un CD-ROM promotionnel sur les armes non-mortelles par un organisme du Pentagone, basé à Quantico (Virginie, est), qui avait à nouveau repris l’idée en 2001 dans une étude soumise à l’Académie nationale des sciences.

Suite : http://www.liberation.fr/actualite/instantanes/histoiredujour/261412.FR.php?rss=true

mercredi, mai 23, 2007

mardi, mai 22, 2007

L’Europe est à bout de course

Source : http://www.armees.com/L-Europe-est-a-bout-de-course-predit-Mark-Steyn,10974.html

Mark Steyn, chroniqueur politique et critique culturel, a écrit un livre remarquable, America Alone : The End of the World as We Know It (L’Amérique seule : la fin du monde tel que nous le connaissons, Éditions Regnery). Cet ouvrage allie plusieurs vertus rarement réunies – humour, compte rendu exact et profondeur de la réflexion – pour traiter du thème probablement le plus lourd de conséquence de notre époque : la menace islamique pesant sur l’Occident
Steyn propose une thèse dévastatrice mais la présente en éléments disparates. Je vais donc en faire la synthèse ici.

Il commence par le legs de deux totalitarismes. Traumatisés par l’attrait électoral du fascisme, les États européens de l’après-Deuxième Guerre mondiale furent édifiés du sommet vers la base, « afin d’isoler presque entièrement la classe politique des pressions populistes ». C’est ainsi que l’establishment en est « venu à considérer l’électorat comme des enfants ».

Ensuite, pendant la guerre froide, la menace soviétique incita les Américains, impatientés par le manque de réaction de l’Europe (et du Canada) à prendre en mains leur défense. Cette politique bienveillante et prévoyante conduisit à la victoire en 1991, mais elle eut aussi pour corollaire involontaire et moins salutaire de libérer des fonds européens qui ont été investis dans l’édification de l’État providence. Or celui-ci a eu plusieurs effets pernicieux.
L’État paternaliste a infantilisé les Européens, les portant à se soucier de pseudo-problèmes tels que le réchauffement climatique tout en féminisant les hommes.

Il les a également châtrés en annexant « la plupart des fonctions de l’âge adulte », à commencer par l’instinct de reproduction. Depuis 1980 environ, les taux de naissance ont chuté, érodant les chances des travailleurs actuels de toucher un jour leur retraite.

Structuré sans vision à long terme, il équivaut à une escroquerie pyramidale intergénérationnelle par laquelle les travailleurs doivent compter sur leurs enfants pour payer leur retraite.

L’effondrement démographique indiquait que les peuples indigènes de pays tels que la Russie, l’Italie et l’Espagne sont à l’entrée d’une spirale mortelle de dépopulation.

Tout cela a conduit à un effritement de la confiance, lequel a produit à son tour un « épuisement civilisationnel » privant les Européens des aptitudes nécessaires à défendre leurs valeurs.

Pour garder la machine économique en mouvement, il fallait accepter des travailleurs étrangers. Mais au lieu d’élaborer un plan à long terme pour préparer leurs pays aux millions d’immigrants nécessaires, les élites européennes comptèrent sur le hasard et accueillirent pratiquement tous ceux qui se présentèrent. Par l’effet de la proximité géographique, de l’emballement démographique et d’un contexte favorable aux crises, « l’Islam est maintenant le principal fournisseur de nouveaux Européens ».

En arrivant ainsi dans une période de faiblesse démographique, politique et culturelle, les Musulmans transforment profondément l’Europe. « L’Islam a la jeunesse et la volonté, l’Europe a l’âge et le bien-être. » En d’autres termes : « L’Islam pré-moderne prend le dessus sur le Christianisme postmoderne. » Steyn prédit carrément que la majeure partie du monde occidental « ne survivra pas au XXIe siècle et une grande partie, dont la plupart sinon la totalité des pays européens, disparaîtra pendant notre génération ». Et il ajoute, avec un accent dramatique encore plus prononcé, que nous assistons à « la fin du monde tel que nous le connaissons ».
(Je pense en revanche que l’Europe peut encore éviter ce sort.)

America Alone aborde longuement ce que Steyn appelle « les forces supérieures en jeu dans le monde développé qui ont affaibli l’Europe au point de l’empêcher de résister à son implacable transformation en Eurabia ». La population héritière de l’Europe est déjà dans la place et « la seule question est de savoir à quel point le transfert de propriété sera sanglant ». Il distingue dans les attentats à l’explosif de Madrid et de Londres de même que dans le meurtre de Theo van Gogh à Amsterdam les premières salves de la guerre civile d’Europe et déclare que « l’Europe est la colonie à présent ».

Le titre America Alone (l’Amérique seule) se rapporte à la prévision de Steyn selon laquelle les États-Unis – grâce à leur « profil démographique relativement sain » – seront l’unique survivant de ce chaudron. « L’Europe se meurt et l’Amérique vit. » Ainsi, « le continent est prêt à être conquis, pas l’Amérique ». Le public cible de Steyn est essentiellement américain : prenez garde, dit-il, ou il vous arrivera la même chose. Arrivé à l’essence de sa démonstration, il offre deux conseils :

Premièrement, éviter les « systèmes d’assistance publique surdimensionnés », les déclarer rien moins qu’une menace pour la sécurité nationale, amincir l’État et insister sur les vertus de l’indépendance autosuffisante et de l’innovation individuelle. Deuxièmement, éviter l’« excès de stabilité impériale », ne pas « se recroqueviller dans l’Amérique forteresse », mais détruire l’idéologie de l’Islam radical, favoriser la réforme de l’Islam et étendre la civilisation occidentale en de nouveaux endroits. Les Américains ne trouveront assez de compagnie pour persévérer que s’ils « peuvent réunir la volonté de guider au moins une partie du monde en émergence ». Sinon, nous devons nous attendre à un « nouveau Moyen Âge (…), [à] une planète dont une grande partie sera revenue à l’état primitif ».